Santé

Ebola : l’Union africaine demande plus de solidarité de la communauté internationale

L’Union africaine (UA) a appelé, dans un communique publié lundi, tous les partenaires africains et internationaux à faire preuve de plus de solidarité envers les communautés touchées par l’épidémie actuelle du virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et au-delà, à l’heure où le bilan a dépassé les 2 181 morts.

Publié le : 3 décembre 2019 à 18h53min Auteur : Gabon Matin
Crédit photo : © 2019 D.R.

Cette épidémie qui frappe le continent africain, principalement la RDC, depuis environ un an, est la deuxième plus grave de l’histoire de la maladie et a finalement été déclarée "urgence de santé publique de portée internationale" par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en juillet de cette année.

Selon les données publiées lundi par l’UA, plus de 3 264 cas d’infection ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie actuelle d’Ebola, qui a tué plus de 2 181 personnes au 1er décembre.

L’UA, qui soutient les efforts du gouvernement de la RDC depuis le début de l’épidémie par l’intermédiaire de son agence spécialisée Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), a insisté que le leadership africain et des solutions étaient indispensables pour faire face à la crise.

Face au besoin urgent de lutter contre la propagation du virus mortel, l’UA a également souligné sa détermination à mobiliser les agents de santé africains, qui ont acquis de vastes expériences grâce à la mission de soutien de l’UA contre la précédente épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest.

Selon l’UA, plus de 500 volontaires de différentes disciplines, notamment des médecins, des infirmiers, des épidémiologistes, des experts en laboratoire et des experts en prévention des infections se sont dits prêts à soutenir les efforts déployés pour lutter contre l’épidémie.

L’UA a également indiqué qu’il était nécessaire de mobiliser jusqu’à 600 agents de santé locaux et volontaires de la communauté pour atteindre les endroits les plus reculés des zones touchées, tout en insistant sur la nécessité de renforcer les capacités locales et les capacités de diagnostic, les appareils de contrôle aux frontières et les moyens de prévention et de contrôle des infections, ainsi que de renforcer les mesures de préparation et les capacités des pays voisins les plus exposés.

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