Journée internationale du vivre-ensemble en paix : unis dans la différence et la diversité


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Ce samedi 16 mai, la communauté internationale célèbre la Journée internationale du vivre-ensemble en paix. Vivre ainsi, c’est accepter les différences, être à l’écoute, faire preuve d’estime, de respect et de reconnaissance envers autrui et vivre dans un esprit de paix et d’harmonie.

Cette journée est un moyen de mobiliser régulièrement les efforts en faveur de la paix, de la tolérance, de l’inclusion, de la compréhension et de la solidarité, et l’occasion pour tous d’exprimer le désir profond de vivre et d’agir ensemble, unis dans la différence et dans la diversité, en vue de bâtir un monde viable reposant sur la paix, la solidarité et l’harmonie.

Les États Membres sont invités à continuer d’agir en faveur de la réconciliation afin de contribuer à la paix et au développement durable, notamment en collaborant avec les communautés, les chefs religieux et d’autres parties prenantes, en prenant des mesures de réconciliation et de solidarité et en incitant les êtres humains au pardon et à la compassion.

Après la Seconde Guerre mondiale, l’Organisation des Nations Unies a été créée avec des objectifs et des principes qui visent surtout à préserver les générations futures du fléau de la guerre.

L’un de ces objectifs est de parvenir à une coopération internationale pour résoudre les problèmes internationaux d’ordre économique, social, culturel ou humanitaire et promouvoir et encourager le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion.

Un contexte normatif particulier
L’adoption par l’Assemblée générale le 15 janvier 2018 de la résolution A/RES/72/130 proclamant le 16 mai Journée internationale du vivre-ensemble en paix s’inscrit dans le cadre de la Charte des Nations Unies, notamment les buts et les principes qui y sont énoncés, en particulier la volonté résolue de préserver les générations futures du fléau de la guerre.

L’adoption de ce texte fait également référence à la Déclaration et au Programme d’action en faveur d’une culture de paix, qui sont le cadre universel dans lequel la communauté internationale, particulièrement le Système des Nations Unies, doit promouvoir une culture de paix et de non-violence pour le bien de l’humanité, en particulier celui des générations à venir.

La paix n’est pas simplement l’absence de conflits, mais est un processus positif, dynamique, participatif qui favorise le dialogue et le règlement des conflits dans un esprit de compréhension mutuelle et de coopération.

Il importe donc de respecter et de comprendre la diversité des religions et des cultures dans le monde, de préférer le dialogue et la négociation à l’affrontement et de s’entraider. C’est dans cet esprit que de nombreuses autres résolutions ont été adoptées au titre du point de l’ordre du jour intitulé « Culture de paix », telles que la résolution A/RES/52/15 du 20 novembre 1997, dans laquelle elle a proclamé l’an 2000 Année internationale de la culture de la paix.

De même, au même titre, a été adoptée la résolution A/RES/53/15 du 10 novembre 1998, dans laquelle elle a proclamé la période 2001-2010 Décennie internationale de la promotion d’une culture de la paix et de la non-violence au profit des enfants du monde.

Enfin, l’adoption de la résolution A/RES/71/252 du 23 décembre 2016, sur la Suite donnée à la Déclaration et au Programme d’action en faveur d’une culture de paix fait également partie des textes adoptés dans ce contexte.